Retranscription F4EPU
Le thyristor

Le thyristor à trois électrodes :
- la gâchette « G »
- l’anode « A »
- la cathode « K »
C’est un composant qui devient totalement conducteur, en courant continu, à la suite d’une impulsion électrique sur son électrode appelée « gâchette » (Gate en Anglais) ou encore notée G. Non seulement cette conduction est franche et brutale mais elle est permanente même après cessation de ce courant de gâchette. Donc rien à voir avec le transistor dont la conduction reste proportionnelle au courant base.
Voyons d’autres particularités intéressantes des thyristors.
- La tension A/K maximale peut atteindre des valeurs élevées, de 100 à 600V selon les modèles. C’est donc un contacteur haute tension.
- Le courant de gâchette Ig minimal pour déclencher la conduction A/K est de l’ordre de 10mA, parfois 1mA pour les modèles sensibles. Ce courant entre par G et sort par K vers la masse. Sa durée n’a aucune importance.
- Le temps de réponse est proportionnellement court, quelques nanosecondes.
- L’intensité de conduction Iak est également élevée, de 0.3 à 10A selon les modèles.
- Le thyristor ne peut revenir à l’état bloqué (isolant) que si l’intensité passante Iak tombe en dessous d’une valeur minimale. Ce seuil dit « courant d’arrêt » est de l’ordre de 2℅ de l’intensité maximale du modèle.
Le thyristor est donc un contacteur haute tension, ultrarapide, et que l’on commande par un faible courant de gâchette, pouvant être bref. La grande lacune est qu’on ne peut rebloquer un thyristor autrement que par arrêt, même bref, du courant Iak ; c’est le désamorçage.

Le triac

Pour mieux comprendre son fonctionnement, il est pratique de le comparer à deux thyristors mis en parallèle mais tête bêche, avec une seule gâchette pour les deux.
Il y aurait ainsi un thyristor pour les demi alternances positives et un autre pour les négatives.
Si le signal gâchette intervient après un passage à zéro de la tension alternative, le courant reste nul pendant ce retard puis monte brusquement pour prendre la valeur qu’il aurait eut si le triac était resté conducteur. A chaque retour de la tension à zéro voit, le thyristor en service se désamorce, puisque I=0A, et le triac doit attendre un autre désamorçage pour redevenir conducteur.
De ce fait, le circuit d’utilisation ne reçoit pas la puissance électrique totale par unité de temps ; le triac se comporte alors comme un réducteur de puissance : la tension et l’intensité sont conservées mais le temps est haché.
Branché sur un moteur, il s’appelle un variateur électronique de vitesse.